Portraitiste altiligérienne
Mon premier contact avec l’œuvre de Magali remonte à 2016, lorsque j’ai découvert son illustration pour l’affiche du festival « Court mais bon ». Je revois encore ce portrait de femme dont la chevelure était composée de pellicules de cinéma. J’ai immédiatement été séduit par son univers et je lui ai proposé d’exposer son travail au centre culturel de Saint-Germain-Laprade. L’exposition a eu lieu en octobre 2016, et depuis, Magali n’a cessé de peindre. À l’occasion de l’exposition « Autoportraits » du musée Crozatier, j’avais envie de mettre en lumière cette portraitiste altiligérienne, qui exposait alors au Garage K (13, avenue Foch, Le Puy-en-Velay) jusqu’à la fin du mois de juin.
RENDEZ-VOUS À L’ATELIER
J’ai rencontré Magali dans son appartement-atelier où, autour d’un café, nous avons échangé librement sur notre passion commune pour la peinture. « Je suis autodidacte. J’ai toujours dessiné, je gribouillais sur mes cahiers d’école. J’ai toujours aimé ça, c’est vital pour moi. » Elle peint depuis une douzaine d’années. Son atelier, baigné d’une atmosphère presque montmartroise, est envahi de toiles de toutes dimensions : quelques paysages et natures mortes côtoient une multitude de portraits. « Comme Berthe Morisot, je peins dans ma salle à manger. Mon mari est très conciliant », raconte-t-elle en souriant. Ses portraits de femmes, aux regards profonds et énigmatiques, captent avec justesse une expression fugace, un sentiment précis. « J’ai tout de suite ressenti que la peinture était plus libre que le dessin, plus créative. C’est une tout autre dimension. Grâce aux couleurs et aux ombres, on peut même se passer du trait. »
AMOUREUSE DE TOULOUSE-LAUTREC
Nous avons ensuite parlé de ses influences. « Je me souviens que mon père avait rapporté une collection de lithographies de Toulouse-Lautrec. J’en suis tombée amoureuse. J’avais six ou sept ans et j’ai pleuré devant ses œuvres. » Elle nourrit également son travail des grands mouvements de la fin du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle : les Fauves, les Nabis, les Post-Impressionnistes ou encore les Cloisonnistes. « C’est en regardant les toiles de ces maîtres que j’ai appris à peindre. Finalement, j’ai appris à peindre avec les plus grands… », conclut-elle dans un éclat de rire.