Vue d’une exposition des œuvres de Magali Roux-Roche

À propos

Je suis artiste peintre autodidacte.

Le dessin m’accompagne depuis l’enfance. Très tôt, il s’est imposé comme un langage naturel. J’ai longtemps mis de côté cette pratique avant de revenir à la peinture à l’âge adulte, avec la sensation de retrouver quelque chose d’essentiel.

Depuis une quinzaine d’années, je développe un travail pictural nourri par la mémoire, les atmosphères intimes et une forme de silence visuel. Mes sujets de prédilection sont le portrait, les intérieurs et, plus ponctuellement, les natures mortes. J’y explore des états de présence fragiles, des équilibres subtils entre ce qui apparaît et ce qui se dérobe.

Mon univers est souvent perçu comme empreint de nostalgie. Il ne s’agit pas pour moi d’illustrer un passé, mais plutôt de travailler des sensations de traces, de passages, d’instants suspendus.

J’expose régulièrement et mon travail a fait l’objet de plusieurs articles dans la presse locale. Mes œuvres ont été acquises par des collectionneurs français et étrangers et plusieurs acheteurs suivent mon travail sur la durée.

Je poursuis aujourd’hui cette recherche avec constance, en approfondissant un langage pictural déjà identifiable, et en explorant les variations qu’il permet encore de faire émerger.

Expositions

Une sélection des lieux qui ont accueilli le travail de Magali Roux-Roche.

Lieux publics et associatifs

  • Artiste permanente de la galerie associative Atelier du 8 — Le Puy-en-Velay
  • Médiathèques de Chadrac, Monistrol-sur-Loire, Chaspuzac et Saint-Germain-Laprade
  • Conseil général — Le Puy-en-Velay
  • Conseils régionaux de Lyon et Clermont-Ferrand
  • Salon Artistes à tout vent
  • HArt Festival — Hereford, Royaume-Uni
  • Village d’artistes de Marols
  • Hôpital Sainte-Marie

Établissements privés

  • Le Majestic
  • Restaurant Tournayre
  • Restaurant Entrez les artistes
  • Brasserie l’Anicien
  • Garage K
  • Laboratoire Altilabo Michelet

Articles de presse

Quelques articles consacrés au travail de l’artiste.

Bonjour Marcel
31 mai 2023

Portraitiste altiligérienne

Mon premier contact avec l’œuvre de Magali remonte à 2016, lorsque j’ai découvert son illustration pour l’affiche du festival « Court mais bon ». Je revois encore ce portrait de femme dont la chevelure était composée de pellicules de cinéma. J’ai immédiatement été séduit par son univers et je lui ai proposé d’exposer son travail au centre culturel de Saint-Germain-Laprade. L’exposition a eu lieu en octobre 2016, et depuis, Magali n’a cessé de peindre. À l’occasion de l’exposition « Autoportraits » du musée Crozatier, j’avais envie de mettre en lumière cette portraitiste altiligérienne, qui exposait alors au Garage K (13, avenue Foch, Le Puy-en-Velay) jusqu’à la fin du mois de juin.

RENDEZ-VOUS À L’ATELIER

J’ai rencontré Magali dans son appartement-atelier où, autour d’un café, nous avons échangé librement sur notre passion commune pour la peinture. « Je suis autodidacte. J’ai toujours dessiné, je gribouillais sur mes cahiers d’école. J’ai toujours aimé ça, c’est vital pour moi. » Elle peint depuis une douzaine d’années. Son atelier, baigné d’une atmosphère presque montmartroise, est envahi de toiles de toutes dimensions : quelques paysages et natures mortes côtoient une multitude de portraits. « Comme Berthe Morisot, je peins dans ma salle à manger. Mon mari est très conciliant », raconte-t-elle en souriant. Ses portraits de femmes, aux regards profonds et énigmatiques, captent avec justesse une expression fugace, un sentiment précis. « J’ai tout de suite ressenti que la peinture était plus libre que le dessin, plus créative. C’est une tout autre dimension. Grâce aux couleurs et aux ombres, on peut même se passer du trait. »

AMOUREUSE DE TOULOUSE-LAUTREC

Nous avons ensuite parlé de ses influences. « Je me souviens que mon père avait rapporté une collection de lithographies de Toulouse-Lautrec. J’en suis tombée amoureuse. J’avais six ou sept ans et j’ai pleuré devant ses œuvres. » Elle nourrit également son travail des grands mouvements de la fin du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle : les Fauves, les Nabis, les Post-Impressionnistes ou encore les Cloisonnistes. « C’est en regardant les toiles de ces maîtres que j’ai appris à peindre. Finalement, j’ai appris à peindre avec les plus grands… », conclut-elle dans un éclat de rire.